Voyage à TarlebFeuilleton interactif Web

Webisode 44 : petites méditations en chambre

Classé dans : Troisième partie — Arnold Layne @ 8:49

Nous savons désormais Arnold sauvé. Mais sauvé par qui ? Qui est l’homme en blanc ? Où est Arnold ? Qu’est devenu le sous-marin nazi du Colonel Von Liefenstein ?

Petit à petit, je reprends vie. Les “amis” de l’homme en blanc sont plein de prévenances à mon égard et ma mémoire éparse commence à se reformer.
Je me souviens maintenant mieux de ma fuite du sous-marin, de la manière dont j’ai échappé aux requins, du long temps que j’ai passé en mer, à dériver. Etait-ce un jour, deux jours, trois ? Comment ai-je pu survivre ?
Une femme - jolie - vient me porter un plateau de fruit. Je le prends et je me délecte de leur fraîcheur et de leur acidité légère, comme un goût de bonbon. Puis je regarde la femme dans son curieux uniforme orange, identique presque à ceux des prisonnier de Guantanamo, mais je ne crois pas que ce soit une tenue de détenue qu’elle porte. Aucun matricule, aucun nom n’est brodé sur la poitrine ou ailleurs. Seulement un collier doré qui vient orner son cou blanc et cet ornement charmant montre bien qu’ici, on n’est pas dans un camp. Une écharpe vient nouer sa tunique à hauteur des hanches et lui donne un air de moine oriental nimbé de sagesse. Et j’admire enfin sa chevelure noire lisse et brillante, retenue en arrière par seulement une broche.

“Où sommes-nous, lui dis-je ? Qui êtes-vous ?”

Elle me regarde et pour toute réponse me donne un sourire ravissant, puis elle reprend le plateau vide et s’en va dans un déhanchement léger qui me donne une certaine raideur.

Dans la pièce où je me trouve, aucun ornement, aucune décoration ne viennent trahir une richesse discrète. C’est par des détails, des dizaines de petits détails infimes, que l’on devine avec quels soins elle a été conçue et quels efforts on lui a vouée pour lui donner toute l’ampleur de sa perfection zen. Franchement, on s’y sent bien ! Comme dans un cocon ! (Bien que personne jamais n’ait réellement vécu dans un cocon. Cette expression m’a toujours paru d’un présomptueux !)

“Pouvez-vous vous lever ?” me dit la voix de l’homme en blanc que je n’avais pas vu rentrer.

La suite dans les prochains épisodes de Voyage à Tarleb ! Stay in touch !

Webisode 43 : l’homme en blanc

Classé dans : Troisième partie — Arnold Layne @ 9:35

TROISIÈME PARTIE : TARLEB

“Nous avons tous fait voeu de chasteté, en quelque sorte, me dit l’homme en blanc en souriant”.
Et il me regardait. Il me regardait de son indicible visage plein de bontés, rayonnant de grâce. De ses yeux bleus opalescents pleins de gentillesse. Il me regardait avec une bienveillance infinie de père devant son fils en m’infligeant un sourire remplie de tendresse et d’amour auquel je ne pouvais me soustraire.
“Nous essayons de vivre dans une sorte de pureté, voyez-vous, une simplicité, un dénuement, voire un dépouillement. Mais sans pauvreté, sans besoins. Nous parvenons parfaitement à subvenir à nos existences. Nous nous nourrissons bien, parfaitement. Nous sommes à l’abri des intempéries et du climat. Nous avons même des machines pour nous aider à accomplir les tâches les plus difficiles. Nous n’avons pas renoncé au modernisme, bien au contraire. Ici, vous trouverez les meilleurs spécialistes en technologie de la planète. Non, nous avons simplement renoncé à en devenir les esclaves. Renoncé à sa facilité. Je vous donne un exemple : il ne s’agit pas de ne pas rouler en voiture, non, mais de ne pas gaspiller démesurément une ressource que nous savons précieuse pour aller acheter un magazine au coin de la rue. Oui, nous avons banni tous les comportements associaux. Associaux pour la planète, qui est notre mère à tous et associaux pour la communauté. Oui, acheter un magazine en voiture quand la boutique de presse est à 500 mètres de chez vous est pour nous un comportement associal.”

“Comment vous sentez-vous, me demanda-t-il tout à trac ?
- Je me sens mieux, lui répondis-je. Assez fatigué, rajoutai-je.
- C’est normal après ce que vous avez vécu.”

Je fermai les yeux de fatigue. Épuisé, je l’étais vraiment. Ratiboisé même ! Sans plus aucune force ! Ma fuite du sous-marin ! La dérive à la mer… Des miles à la nage. L’abandon et puis l’oubli. Comment j’étais arrivé là. Comment j’avais pu survivre. Comment j’avais été sauvé. Aucun souvenir ne remontait à la surface. Tout s’embrouillait encore dans mon cerveau, comme un iningurgitable shake-up. Pas une idée qui ne soit empilable sur une autre. J’avais été - au sens propre comme au sens figuré du terme - complètement lavé, lessivé. Rien de ce qui avait été moi AVANT, ne demeurait intact.

Arnold est-il en train de rêver ? L’homme en blanc est-il un gourou ? Comment Arnold a-t-il pu échapper à la force de l’océan ? Vous le saurez en lisant les prochains épisodes de Voyage à Tarleb.

Webisode 42 : vers la liberté

Classé dans : Deuxième partie — Arnold Layne @ 8:53

Toujours coincé à bord du sous-marin du Colonel Von Liefenstein, Arnold a bien du mal à voir comment il va s’en sortir.  Soudain, une idée, comme un éclair, jaillit de son esprit.

“Les requins ! Ces bestiaux ont bien du arriver par quelque part ! Il faut que je retourne dans la fosse.”
Aussitôt pensé, aussitôt exécuté. Convaincu par moi même, je piquai à nouveau la tête dans le petit bassin bleu Harpic des requins et fouillait du regard leur zone d’habitation. Un coup d’oeil à gauche m’indiqua immédiatement que j’avais eu raison. S’y trouvait une grille fermée uniquement par un loquet qui donnait sans aucun doute accès vers l’extérieur. Manquant d’air, je repris ma respiration en faisant un passage rapide vers l’ouverture du bassin puis redescendis à pic immédiatement vers la grille dont le loquet céda avec une facilité étonnante à ma pression. Un court tunnel, que j’empruntais en me tortillant comme l’homme de l’Atlantide, me conduisit vers enfin vers la liberté !

FIN DE LA DEUXIEME PARTIE

Webisode 41 : de l’inutilité patente de Mr Johnson

Classé dans : Deuxième partie — Arnold Layne @ 8:33

Après avoir échappé aux requins du Colonel Von Liefenstein, Arnold va tout simplement tenter de s’échapper du sous-marin à bord duquel il est retenu prisonnier, mais ça ne va pas être facile ! Coincé dans une sorte de corridor dont la porte est contrôlée par un digicode, il n’a aucun autre choix que d’attendre. C’est dans ce moment difficile qu’il entame une conversation par SMS avec Mr Jonhson, son ancien patron…

Pour des raisons de commodités, je reprends ici entièrement notre dialogue en français, bien que mes échanges avec Johnson se soient toujours faits dans une sorte de sabir étrange mélangeant allègrement français, anglais, allemand, espagnol et même parfois d’autres langues orientales. Et puis j’ai également transformé le contenu de nos textos en français correct pour en améliorer la lisibilité et la compréhension. Je n’ai rien de plus en horreur que la restranscription littérale de conversation dans ce genre si prisé de nos amis les adolescents.

Moi : C’est comme je vous le dis, je suis coincé dans un sous-marin à quelques miles des côtes de Hong Kong. Le commandant de bord a essayé de me donner à bouffer à ses requins, mais j’ai réussi à leur échapper. Ne me demandez pas comment, je comprends à peine moi même par quel miracle s’est arrivé. Apparemment, les bestiaux étaient déjà repus de je ne sais quoi, je ne sais qui. En tout cas, ils n’avaient pas l’air bien motivés pour me dévorer. Un coup de chance !
Johnson : Et maintenant ?
Moi : Et maintenant, j’aimerais bien sortir, vivant si possible, de cet endroit nauséabond, mais il me faudrait un code.
Johnson : Et alors ? Vous voudriez que je vous le donne ? Comment voulez-vous que je le connaisse, ce code ?
Moi : Je ne sais pas. Dites un nombre au hasard.
Johnson : Démerdez-vous ! C’est votre problème ! Vous n’aviez qu’à ne pas flirter avec la mafia locale. Je vous avais demandé simplement de me ramener mes 9 millions. Et tout ce que vous trouvez à faire, c’est de vous retrouver à bord de votre damné sous-marin. Démerdez-vous ! Je n’ai rien d’autre à vous dire !

Mhhhh… Que voilà une conversation enrichissante. Toujours, d’ailleurs, avec Mr Johnson ! C’est fou comme la proximité de cet homme là peut vous “enrichir”. Je me demande encore comment j’ai pu travailler pour lui depuis autant d’années.

Comment Arnold a-t-il pu travailler pour Mr Johnson durant tant d’années est effectivement un mystère. Sans doute parce que celui ci le payait grassement pour ne rien faire. C’est sans doute là une des explications.

Webisode 40 : communication sous-marine

Classé dans : Deuxième partie — Arnold Layne @ 12:10

Mais comment Arnold a-t-il pu s’échapper de la fosse aux requins dans laquelle l’ignoble Colonel Von Liefenstein l’avait fait jeter ? Y a-t-il une explication à la passivité lascive et salvatrice des redoutables fauves marins ? Oui, il y en a bien une. Et elle est plutôt cocasse. Mais vous la connaîtrez plus tard, car, pour l’heure, Arnold doit à tout prix fuir du sous-marin du Colonel Von Liefenstein.

Du sas partait un petit corridor, tout bardé de tuyaux et de conduits caoutchouteux dégoulinants de rouille. Je le suivai et atteignis, à son autre bout, une porte hermétiquement fermée dont l’ouverture était vraisemblablement commandée par un digicode qui, malgré, quelques essais stupides de ma part - toto, tata, 1234, etc… - , refusa de s’ouvrir. Vraisemblablement, j’étais coincé et il ne me restait plus qu’à attendre qu’un membre d’équipage vint à y passer afin que je puisse le franchir, mais, ce plan, car c’en était un, me semblait un peu sujet aux aléas du hasard. Il me fallait mieux.
Et alors que je fournissai à mon cerveau tout l’oxygène nécessaire pour qu’il me trouvât une idée pour me tirer de se guêpier, vibra dans ma poche intérieure mon fidèle et indéfectible Nokia que même l’eau salée de la mer n’avait pu obliger à rendre l’âme.

“Ariv a HK* ! Recup money ! I want my money back ! I’m gonna kill ya, french bastard !”

Je reconnus immédiatement le vocable châtié de mon futur ex-employeur et ses manières si chaleureuses. Et de savoir qu’il venait pour me dézinguer à Hong Kong me laissait totalement indifférent étant donné la situation dans laquelle je me trouvais. Malgré tout, j’étais poli, et renvoyais immédiatement une réponse à son SMS :

“Go fuck you ! I’m not in HK anymore et I kiss your ass !”

Une petite mélodie me signala que le SMS était bien parti et que son destinataire allait pouvoir en prendre immédiatement connaissance.
Le Nokia vibra à nouveau.

“Where are U, fucking bastard?”

La réponse partit immédiatement.

“I’m in a submarine - not a yellow one - full of nazis who tried to offer me as a dinner to their sharks. But the sharks weren’t hungry and I could escape them. Now I’m trying to get away form this submarine. And I kiss your ass!”

C’est dans ces moments qu’on apprécie vraiment l’écriture assistée qui me permettait en quelques frappes de clavier de pondre presque tout un roman.

“???????????????????”

Lue de Hong Kong, mon histoire devait paraître difficile à croire et pourtant, elle n’était bien que le récit exact de ma rocambolesque situation.

“I need your help”

Quel aide aurais-je pu espérer ? Qu’est-ce que Johnson, qui promettait de me découper en rondelles, aurait bien pu faire pour moi ? Qu’aurait-il bien voulu faire pour moi tandis que je me trouvais à des lieues sous la mers à des miles de lui ? Quel fil invisible le reliait encore à moi ? Et poutant, j’envoyai ce message. Cet appel à l’aide totalement abscons dans le contexte, car mon instinct, qui ne me trompait jamais, me disait que quelque part, à travers cette communication texto, résidait mon seul espoir de salvation.

Quel idée tordue est en train de germer dans la tête d’Arnold ? Peut-il vraiment croire que son ancien patron, qui le déteste, pourra lui venir en aide, alors qu’il n’est même pas encore à Hong Kong ? Vous le saurez - peut-être - dans le prochain webisode.

* Comme vous avez pu le remarquer, j’ai décidé de remplacer Tarleb par Hong Kong, lieu véritable de cette première partie de l’histoire. Si vous relisez les épisodes précédents, ne vous étonnez pas donc d’y retrouver encore le nom de Tarleb. Celui-ci, dans la version publiée, sera remplacé par Hong Kong. Mais, sachez également que je n’abandonne pas le nom de Tarleb, bien au contraire, car vous le verrez revenir dans les prochains webisodes de Voyage à Tarleb.

Webisode 39 : des requins pas très méchants

Classé dans : Deuxième partie — Arnold Layne @ 9:21

Refusant de répondre aux sollicitations du Colonel Von Liefenstein, Arnold se voit jeté comme un vieux mouchoir dans un bassin peuplés de requins. Comment va-t-il se tirer de cette épreuve ?

Lesté de mes quelques kilos de plomb, il ne me fallut pas bien longtemps pour atteindre le fond du bassin. Dans un “klong” assourdissant, la lourde enclume qui m’y retenait résonna comme une vieille cloche d’église, mais malgré le vacarme, elle ne sembla pas tirer d’une certaine torpeur les quatre grands fauves qui y avaient élu domicile. Ceux-ci semblaient comme engourdis par une puissance externe qui paralysait leurs mouvements et les rendaient amorphes. Et, alors que je m’attendais à ce qu’ils se ruent sur moi pour me réduire en miettes (de thon), ceux-ci continuèrent, en quelque sorte, à paître tranquillement de vagues algues pourries qui flottaient deci delà dans la nasse. Ce manque de réactivité était juste ce qu’il me fallait pour que je me délivre de mon enclume. Légèrement engourdi et presqu’à court d’oxygène, d’une manière élégante (j’ai toujours eu du style) et adroite, je défis de mes doigts les attaches qui me retenaient au lourd appareil et, d’un coup de sec de talon, me propulsai à la surface du bassin.

A mon grand soulagement, les deux hommes qui m’y avaient précipités n’avaient pas estimé nécessaire d’en attendre le résultat tant il en était certain et je pus donc me hisser en toute tranquillité sur le rebord du petit sas dans lequel ma vie, de façon dramatique, aurait pu prendre fin.
Je restais un instant étendu sur le dos afin de reprendre mon souffle, puis je me relevai. Dans ma tête résonnait comme une horde de vieilles cloches rouillées bringuebalantes des flots de questions sans réponse. Quel rapport pouvaient avoir ces types avec le reste de l’organisation Cloud 9 ? Comment le professeur Delahousse avait-il pu se retrouver à leur tête ? Qu’y connaissait-il en sous-marin ? Je devais à tout prix reprendre mes esprits pour ficher le camp de ce diable de pseudo Nautilus plein de piétaille nazie sortie des glaces précambriennes de la seconde guerre mondiale.

Découvrez comment, dans les prochains webisodes, Arnold s’échappera des griffes du Pr Delahousse/Colonel Von Liefenstein

Webisode 38 : dans la fosse aux requins

Classé dans : Deuxième partie — Arnold Layne @ 11:04

A force de mystères, Arnold finit tout de même par apprendre quel est l’objet tant convoité par le Colonel Von Liefenstein : la fameuse broche trouvée après l’explosion du monstrueux Landau. Mais pourquoi le Colonel tient-il tant à récupérer ce petit bout de métal insignifiant ?

“Jetez-le dans la fosse aux requins !”

Sans plus faire attention à moi, Le Colonel se retourna et continua à donner des ordres à son équipage. Au même moment, ses deux sbires me saisirent brutalement et me trainèrent vers la sortie. Un instant plus tard je me retrouvai tiré par les deux molosses à travers un dédale de passerelles et de courtines, puis, au bout de 5mn de déambulations, nous déboulâmes dans un petit sas en forme de cône au centre duquel béait un trou d’eau limpide. Du trou, je pouvais voir nager tranquillement quelques requins tigres tournoyant sans but, l’estomac sans doute en mal de pitance.

“Eh ! Vous n’allez pas me jeter là dedans, dis-je ! Il y a des requins !”

Je n”obtins pour toute réponse que quelques saccades de rire aussi gras que patauds qui m’indiquèrent que j’aurais bien du mal à faire tourner les évènements en ma faveur et j’eus à peine le temps de prononcer une courte prière (bien que non croyant, une prière est toujours un bon moyen d’apaiser son âme) que je sentis la froideur glaciale du trou aux requins me recouvrir en entier. Par précaution et afin de ne me laisser aucune chance, les gardes m’avaient lesté sans que je m’en aperçoive de quelques bons kilos de plomb sous la forme idoine d’une vieille enclume (que pouvaient-ils bien faire avec une enclume à bord d’un sous-marin ?).
Aussitôt, je m’enfonçais profondément dans les abimes tandis que j’apercevais avec effroi les habitants de ces lieux se lécher gloutonnement les babines (façon de parler bien sûr, les requins n’ayant pas de babines, c’est un fait bien connu des scientifiques). Un sale quart d’heure m’attendait.

Arnold Layne pourra-t-il échapper aux requins ? Les requins possèdent-ils des babines ? Vous le saurez en lisant le prochain Webisode de Voyage à Tarleb.

Webisode 37 : retour de la broche

Classé dans : Deuxième partie — Arnold Layne @ 9:07

Toujours aux mains du Colonel Von Liefenstein, Arnold tente en vain de comprendre ses intentions. Mais pour l’instant, les mains, ce sont les siennes qu’il a liées par les sbires de l’ancien professeur de littérature antique.

“Fouillez-le !”, hurla Von Liefenstein.

A peine ces mots eurent-ils le temps de sortir de sa bouche que 2 néandertals noirs se jetèrent sur moi pour une fouille au corps en règle. Mais quelques minutes d’intenses recherches ne donnèrent évidemment rien et ils se tournèrent vers leur chef en écartant les mains en signe d’impuissance.

Le premier suggéra que peut-être ce qu’ils cherchaient se trouvait maintenant au fin fond de l’océan. Peut-être avais-je eu la mauvaise idée de le déposer dans l’une de mes valises. Cette remarque plongea longuement Von Liefenstein dans une perplexité profonde qu’il interrompit en fouettant l’air d’un coup de sa badine.

“C’est vrai. Je n’y avais pas pensé. Mon Dieu, quel imbécile je puis être parfois…”

Von Liefenstein marcha de long en large sur la passerelle en se frottant le menton, car il venait de comprendre que le plan qu’il avait rapidement échaffaudé pour reprendre je ne sais quel objet qui devait être en ma possession avait été d’une totale stupidité outre qu’il avait coûté la vie à plus de 200 personnes, ce qui faisait cher…

“Pourquoi ne me dites-vous pas de quoi il s’agit, je pourrais peut-être vous aider, demandai-je avec la candeur d’un premier communiant au colonel ?”

Sans se retourner, je l’entendis prononcer quelques mots : “Il se pourrait que cet idiot ne soit effectivement pas en possession de la broche et ne sache même pas non plus de quoi il s’agisse…”

Quoi ? De quel broche voulait-il parler ? De ce curieux petit objet métallique que j’avais trouvé après l’explosion de Landau dans le supermarché ?

De quelle broche veut parler le colonel ? S’agit-il effectivement de cette broche retrouvée sur le lieu de l’explosion du terrible Landau ? La suite dans le prochain épisode…

Webisode 36 : pas de webisode 36

Classé dans : Deuxième partie — Arnold Layne @ 9:00

Suite à une petite erreur de ma part, il n’y a pas de webisode 36, mais vous pouvez tout de suite sauter au webisode 37 ou 35 si vous ne les avez pas déjà lus.

Webisode 35 : Von Liefenstein prend la mouche

Classé dans : Deuxième partie — Arnold Layne @ 8:40

Cloud 9, l’organisation terroriste mondiale dont le Colonel Von Liefenstein n’est qu’un des rouages, est-elle réellement à l’origine de la crise qui frappe les places financières mondiales ? Les propos de l’ancien professeur de littérature antique sont de plus en plus incohérents et Arnold se demande bien comment il va pouvoir  échapper au cauchemar qu’il est en train de vivre.

Von Liefenstein, tel Eroll Flynn dans ses collants verts, partit à nouveau d’un grand rire.
“Allons, monsieur Laine, vous savez très bien de quoi je veux parler. Ne faites pas l’innocent. Nous ne nous serions pas permis d’interrompre votre vol si nous n’avions rien à vous demander. Tout a une logique, monsieur Laine. Tout a une logique. Rien, en ce bas monde, n’est le fruit du hasard, sachez-le bien ! continua l’impétueux colonel.
- Je n’en doute pas un instant, professeur (j’appuyai bien sur le mot “professeur”, son ancien titre, ce qui avait, je l’avais bien remarqué, le don de lui faire venir la moutarde au nez), mais je ne vois toujours pas en quoi je puis vous assister en quoique ce soit.

Toujours aussi orgueilleusement, le professeur/colonel reprit :
-J’aime quand on me résiste, monsieur Laine, mais il y a un moment où il faut connaître ses limites et savoir s’arrêter et, pour l’heure, il ne me semble pas que vous soyez en position de négocier ou de jouer au plus malin. Maintenant, rendez-moi ce que vous nous avez volé !”
Tandis qu’il achevait ses mots, un jet de postillons vint me fouetter le visage tel un embrun nauséeux et moisi.
“J’aimerais tout autant que vous ne me crachiez pas au visage, lui répondis-je innocemment. Et cela dit, je peux aisément comprendre que vous ayez perdu un objet qui vous est cher, mais, en tout état de cause, je puis vous assurer que je ne suis ni le porteur d’une brosse à dent que vous auriez égaré lors de votre dernier séjour à l’hôtel, ni d’aucun autre souvenir d’aucune sorte que j’aurais éventuellement pu m’approprier par inadvertance.”

Cela dit, je le regardai de l’air de l’agneau que l’on va égorger avant de passer à la casserole en tentant, vainement sans doute, d’adoucir les terribles sentiments de ce pauvre colonel dont la raison, maintenant j’en étais certain, avait fui l’esprit et laissé plus que des amas de folie.
Sur ce, le vieil homme poussa un hurlement de rage et donna l’ordre de m’attacher immédiatement.

Quelles sont les intentions de Von Liefenstein ? Quelle est cette chose qu’il tient tant à récupérer ?

Articles plus récents »

Propulsé par WordPress